Témoignage Du marathon d'Alger

 

 

 

Par Farid Younsi

Ca y est, c'est fait, le marathon d'Alger s'est enfin déroulé ; il a même démarré avec cinq minutes d’avance sur l’horaire officiel dans une certaine fébrilité et confusion (tout le monde est parti en même temps alors que cela devait se faire en deux temps). Le ravitaillement en eau était, semble-t-il, suffisant. Tout n'était pas parfait, les distances réglementaires n'ont pas été respectées, et il y a eu des ratages par les encadreurs qui n'ont pas toujours bien orienté les coureurs amenant certains, à leurs corps défendants, à "couper". De plus, étant donné les festivités du 1er Novembre, le parcours a été raccourci par rapport au tracé initial pour ne pas passer devant le Palais du Peuple où se tenaient des rencontres officielles. Nous avons ainsi été amenés à descendre la rue Blaise Pascal à forte déclivité, ce qui était tout de même dangereux ; pour la distance du 11 km, c’est environ 1 km de moins sur le parcours prévu.

Pour la suite, à Bab-el-Oued, le parcours prévoyait d’aller jusqu’au stade Ferhani et de le contourner pour revenir en sens inverse vers Bab-Azzoun ; on a été amené à couper au droit du complexe d’El-Kettani pour revenir vers le lycée Emir Abdelkader puis Bab-Azzoun. Pour la course du 20 km, c’est au total au moins 3 km de moins qui ont raccourci la distance.

Pour le marathon, c’est un peu la même chose, avec en prime tout le circuit de Bab-el-Oued qui a été amputé du parcours pour certains coureurs qui, après 11 km, ont été orientés à se diriger vers le bd Amirouche au lieu de continuer par Zighout-Youcef. Ce qui en définitive donne deux distances parcourues par les athlètes selon qu’ils étaient en tête de la course ou dans le peloton : probablement 39 ou 40 kms pour les premiers et 35 ou 36 kms pour les autres.

En définitive, pour être constructif, il aurait fallu éviter deux écueils : les descentes trop importantes qui usent vite le coureur ; choisir un parcours sans boucles comme celles d’aujourd’hui qui créent forcément une confusion. Pour devenir une épreuve reconnue, le marathon d’Alger devra s’inspirer de ce qui se fait ailleurs.

Aujourd'hui, apprécions tout de même le fait que des athlètes aient pu courir au centre d'Alger, devant une foule parfois insouciante, parfois amusée, applaudissant de rares fois au passage des sportifs. Aujourd’hui, une fois n’étant pas coutume, les athlètes et les marathoniens tenaient enfin le haut du pavé !